Augustin BOYER est « NOUNOURS »
Nounours, 30 ans n’a jamais douté de rien, enfant et Ado il était le chef de sa bande. Études chaotiques, tout comme son parcours professionnel. Il est aujourd’hui au chômage et passe son temps à suivre l’actualité du foot. Il est devenu une encyclopédie vivante du football. Il ne mâche jamais ses mots et est pétri de convictions. Il est marié et a un enfant. c’est l’archétype du beauf gentil. Entre Nounours et Jean-Luc, c’est une amitié sans faille. En fait y a pas grand monde qui le sait – lui non plus d’ailleurs – mais Nounours c’est un surdoué ! Il a un QI mémoire de 170. Nounours, ou l’ourson, ou l’arsouille, ou le Gros, ou Homer, il se souvient même des trucs dont il ne sait plus ce que ça veut dire. Tu lui ferais lire un Proust, il pourrait te redire les 40 premières pages de mémoire, alors qu’il en est à la page 41. Mais lui, sa passion, c’est le football, et du coup, il lit pas du proust, non, il connait par coeur tous les éditos de Coueffe depuis 1988, la date où son père a construit une chatière sur la porte du F2 familial. Il s’en souvient car pour remplir l’intérieur de la porte en contre-plaqué, son père lui avait demandé de mouiller les journaux de M. Palanzo, le voisin, et pour la première fois, il avait alors lu l’Equipe…
Nounours, il a un fils, Alain, et Alain, c’est pas une lumière… quoique, c’est une lumière à sa façon, à la façon de son père… Alain, il est énervant parce que lui, il trouve que le foot, c’est nul… Il préfère les fables de la fontaine. Alors Nounours, il pense que son fils il s’intéresse trop aux poupées barbies et que ça va dev’nir un pédé si ça continue…
Pierre de LENGAIGNE est « JEAN-LUC »
Jean-Luc, 27 ans, le fils de Jacques, est d’un tempérament plutôt timide, limite névrosé. Il ne semble s’extérioriser qu’à travers le Foot. Une enfance dans le quartier, des études minimalistes mais son avenir est tout tracé : prendre la relève de Papa (qui ne lui laisse pas le choix). Lorsque Jean-Luc aide ses parents au café, on sent une certaine frustration,
le poids du père se fait sentir. Il ne se libère que chez son pote d’enfance « Nounours ». Bon du coup, JL, il est un peu embêté, son père est trop présent, sa mère elle le couve un peu trop, il commence à se dire que sa mère qui lui amène le petit déjeuner au lit à 27 ans, c’est peu commun… Il doit s’emanciper, au fond de lui, il le sait mais c’est difficile, parce que un café et un croissant au pieu tous les matins, c’est pas mal ! Il lui manquerait juste une pipe, mais ça il peu pas le demander à sa mère… et puis avec les gonz’, Jihèle, c’est pas ça ! longtemps il a daubé sur ses potes qui se sont maqués jeune avec une moche, mais aujourd’hui, il se dit que c’était pas si mal que ça… Dans l’esprit, JL il fera tout pour se distinguer de son père et il fera tout pour que ses parents soient fiers de lui… Paradoxal ? Pour le bistrot, par exemple, il veut mettre de la bonne volonté, mais franchement ça ne suffit jamais pour son père, ça en devient agaçant, et par moment, il rêve d’un boulot à l’usine, où il ne verrait pas le paternel et où il serait libre. Même pendant qu’il fait la sieste à l’étage, Jihèle a l’impression que son père le surveille… c’est angoissant ! D’un autre côté, quand il voit Nounours qui galère, il se dit qu’il est bien loti… Paradoxal ?
De toutes manières, son père il le sait pas, mais sa passion à Jean-Luc, c’est le Rock ! Quoi de plus Rock&Roll alors que de monter un groupe d’ultras ? Juste pour la déconne et pour exister un peu plus… et juste pour faire chier son père !
Jacques RADIX est « JACQUES »
Jacques a 60 ans, c’est un fervent supporter de foot, il est propriétaire de son bar-tabac : « Le rocher », c’est sa réussite, sa fierté. Il est, par dessus tout, fan de Jean-luc Ettori, tant et si bien qu’il a prénommé son fils: Jean-Luc. Il règne en patriarche sur son entourage. Un peu trop d’ailleurs, son fils, Jean-Luc, et sa femme Simone, en pâtissent quelquefois. Mais Jacques, sous ses apparences bourrues, a un gros cœur. Jacques, c’est comme qui dirait un taiseux. Il sait d’où il vient (père très riche, mère bonne du père très riche, puis père très pauvre à cause à la crise américaine du crédit de 1966, et mère très seule, puis très malade, puis très plus là quand il a eu 19 ans, puis galère, blouson noir, quelques conneries, puis la rencontre avec Jean Luc Ettori et le football !) et où il va : une retraite paisible dans son camping car, à faire la saison des derbys et les phases finales des grands championnats FIFA, c’est décidé, y en a marre que la TV fasse les yeux doux à « Clément d’Antibes » et son coq, lui aussi il veut être reconnu pour sa ferveur pour les Bleus. Mais bon pour ça, faudrait que le petit se montre digne de gérer l’affaire. Ceci dit il regrette un peu d’avoir appelé son fils Jean-Luc, il trouve que le petit arrive pas à la cheville du vrai.
Jacques c’est un fan de foot, un peu nostalgique, mais toujours fan, il aime le beau jeu, le jeu d’homme, viril… et Jean Luc Ettori. Les grandes épopées l’ont toujours inspiré, et s’il a vibré en 76 avec les verts, il n’a toujours pas digéré la tête de sur la barre de Santini, et il pense qu’à cette époque, déjà, Santini était lyonnais…
